Association des Ecrivains de Bretagne

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Les hommes tissent le chemin, Voyage 2 (2000-2008)

par Bernard Grasset

Les hommes tissent le chemin, Voyage 2 (2000-2008)

Avant-propos

« Les poètes, bien que serviteurs de l l ll'esprit,

Doivent aussi chanter le monde réel. » (F. Hölderlin)

Les hommes tissent le chemin, Voyage 2, constitue le second volet d’un triptyque dont la dernière partie est en cours d’écriture[1]. Ce second volet s’est écrit lentement, doucement, sûrement, de 2000 à 2008 au fil des saisons du voyage. Tous les poèmes de ce triptyque portent la trace d’un lieu, d’un temps concrets, sont l’écho d’une expérience de vie. Comme si l’acte de voyager nous rendait les hommes, les paysages, plus proches, nous les dévoilait dans leur vérité, au seuil du sens étoilé. Le voyage poétique est aventure, exploration, accueil des sources et ligne d’avenir. De la Bretagne à la Provence, de l’Alsace aux Pyrénées, les mots de Voyage 2 sillonnent la France entre montagnes et mers, plaines et îles, villes et campagnes. Et s’ouvrent à l’Europe frontalière (Espagne, Belgique, Luxembourg, Allemagne), l’Europe des racines lointaines (Grèce). Sans voyage, au moins dans la mémoire, une poésie peut-elle exister ? Le poète est le voyageur des signes, le déchiffreur de l’univers, celui qui chante au plus profond de l’humain.

Les lieux de Voyage 2 ne sont pas nommés, pas plus que ceux de Voyage 1. Liberté entière est laissée au lecteur de parcourir ces lieux et ces temps sans nom pour leur donner la couleur et la musique de sa propre vie. Voyager poétiquement, c’est rechercher un sens à notre destinée en marchant inlassablement vers un jardin de lumière cachée.

Aux mots des Hommes tissent le chemin se sont associés les traits et couleurs de Jean Kerinvel, peintre de l’intensité fulgurante, à l’écoute des forces qui irriguent le monde. S’il adopte une lecture sous l’angle de l’immanence de notre condition humaine, s’il pratique un art silencieux sur la transcendance, il n’en aime pas moins entrer en dialogue amical et bâtisseur avec des penseurs, des poètes attentifs à l’invisible. Les hommes tissent le chemin, Voyage 2, est devenu ainsi, par le contrepoint des mots et des couleurs, une œuvre d’écoute entre fini et infini, matière et esprit, vibrant d’un double humanisme à partir d’un commun rêve de beauté.

(Dimanche 29 juin 2014) (en train, en voyage)

 

[1] Sous forme de triptyque, se sont aussi écrits La Porte du Jour 1, La Porte du Jour 2 et La Porte du Jour 3, recueils librement inspirés de l’Ecriture, Récits 1, Récits 2 et Récits 3, recueils de traduction de l’univers des peintres et musiciens. Poèmes bilingues 3 conclura le triptyque de recueils en écriture bilingue (hébreu-français, grec-français).

 

 

 

 

Matin d’aventure,

Au-delà des vignes,

Des refrains d’ardoises,

Jaillit le ciel bleu cristallin.

La Loire, long fleuve gris,

Traverse le pays d’enfance,

Rives de peupliers,

Ode de pierres blanches.

Des hommes tissent le chemin,

Iles vertes du printemps,

Dans la pénombre pure

Un signe d’éternité.

À propos de l’auteur

Grasset Bernard



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