Association des Ecrivains de Bretagne

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Une jeunesse brestoise après la guerre

par Gilbert SIOU

Couverture d’ouvrage : Une jeunesse brestoise après la guerre

Dans les années cinquante, les logements provisoires et les écoles en baraque n'ont pas encore disparu du paysage brestois. Les trolleybus sillonnent la ville en faisant des étincelles et la grande grue du port, que la guerre n'a pu abattre, marque le ciel de la ville martyre de sa longue silhouette noire.
La construction immobilière et l'arsenal tournent à plein régime, les salaires ne suivent pas, suscitant des mouvements sociaux qui finiront dans le sang. Brest la blanche est aussi Brest la rouge !

Les hivers sont rudes et les étés peu cléments mais la neige amuse les enfants et les plages de Saint-Marc et du Moulin-Blanc sont noires de monde quand il fait beau. Aux grandes marées, les pêcheurs à pied envahissent "La Cantine" pour ratisser la grève jusqu'au pont de Plougastel enfin réparé.

J'aborde cette période au mauvais moment : l'adolescence. Je ne suis plus le gentil Marmous mais un cancre lunaire boutonneux, malgré tout observateur lucide de la ville et de sa famille. Trop petit, amoureux transi, je ne cache pas mes tribulations tragi-comiques au collège ou dans les ruines de la poudrerie. Mais tout finira bien, comme au cinéma, par un baiser!

À propos de l’auteur

Je vois le jour le 29 janvier 1943 au Relecq-Kerhuon en Finistère, la veille d'un bombardement terrible sur Brest qui détruit la clinique où je devais naître. Peu après, je tombe gravement malade. Grâce à l'obstination de mon père, je survis à l'épidémie qui fit de nombreuses victimes parmi les bébés de la région.

Elève peu brillant, je considère comme un soulagement d'entrer comme apprenti à l'arsenal de Brest. Grâce à la promotion sociale, très efficace à l'époque, j'intègre l'Ecole Technique Supérieure de la Marine, (aujourd'hui ENSTA Brest). J'en sors en 1966 avec un diplôme d'ingénieur.

Je me marie la même année. Nous aurons deux garçons (nés en 1967 et 1970).

Affecté à Toulon puis à Cherbourg, je fais un nouveau séjour à Toulon avant de revenir à Brest. Je finis ma carrière à Paris comme il se doit. J'effectue de nombreuses missions à l'étranger, en Europe mais aussi aux U.S.A., au Canada, en Inde.

En retraite en 1999, je commence à écrire pour moi (dans l'administration on écrit beaucoup mais on signe rarement). Des nouvelles d'abord, inspirées des lettres que j'écrivais à mon épouse lors de mes déplacements. Je participe à quelques concours de nouvelles, je gagne parfois. Succès d'estime.

En 2003 enfin, sort mon premier livre : "Marmous", aux éditions du Télégramme. Je me crois lancé, il n'en est rien. Chaque livre sera un long combat. Mais je continue !



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