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Marques de marchands et d'imprimeurs de Bretagne, une héraldique roturière au temps de l'essor des échanges de la Bretagne et du commerce international. Les marques de marchand et d’artisan, celles du travail de la pierre, du bois, du métal, du cuir et du tissage sont inscrits dans la pierre, sur des linteaux de porte, des pierres tombales…Les imprimeurs-typographes ont développé au XV-XVIe siècles une foisonnante illustration des passions de leur époque. Cette activité innovante a diffusé le savoir et préparé l’expansion de l’Europe au Monde dont se découvrait de vastes continents. Un signe, le Quatre-de-chiffre, a eu la faveur de ces métiers qui, alors, s’organisaient. D’usage pratique, il signe les actes d’affrètement, les marchandises qui s’échangent entre Nantes, Anvers, Bilbao, l’Andalousie et St Malo. On le trouve sur les murs de Vitré, des calvaires du Léon, à Dinan ou Lannion, sur les cachets des « tixiers » de Quintin, les maîtres de barques de Penmarc’h cherchant fortune entre Anvers et Bordeaux. Les Signes de métier invite à la découverte, aussi à comprendre, la montée en puissance des échanges internationaux, entre les états de l’Arc Atlantique, voire de la Méditerranée. Le duché, riche de sa singularité, jouait son rôle d’interface entre l’Europe du Nord et le Sud.
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