par

Notre propos en cet ouvrages de 77 pages n’a aucunement pour objectif de répertorier l’ensemble des inscriptions de Bretagne. Ce sont nos coups de cœur que nous souhaitons partager.
L’anonymat a été longtemps la règle. Nombreux sont nos monuments, et même des plus prestigieux, à n’avoir pas conservé la moindre inscription moins encore le nom, de leur maître d’œuvre. Pour le XIIIe siècle nous avons en Bretagne deux ou trois noms, pas plus ! C’est au XVe à la fin du Moyen Âge que la mention des noms de charpentiers, maitres maçons, orfèvres ou vitraillistes se font de plus en plus nombreux. Ils figurent sur des socles de statue, des vitraux, des sablières de chapelles, dans quelques archives survivantes. C’est aussi à ce moment que les inscriptions laïques ou votives font surgir du brouillard de l’anonymat des noms de personnes, de fonctions, de circonstances qui permettent de donner un peu de corps à l’histoire des gens et des lieux.
Les difficultés de l’épigraphie sont bien connues. Elles se résument à plusieurs strates d’embuches : la qualité des matériaux, la facture de l’incise ou de la sculpture, le type d’écriture et d’éventuelles abréviations, la langue, enfin le sens du texte, son décryptage, avec ses possibles interprétations, ce démon insidieux de l’interprétation. Mais ce démon n’est-il pas au fond le mobile secret qui anime toute tentative pour comprendre un texte, ce jeu fascinant entre le connu et l’inconnu ! Pensez à Champollion scrutant la Pierre de Rosette !
Code ISBN : 978-2-9586121-1-5
Editeur : Jean-paul Le Buhan
Année : 2023
Illustrations et photos de l'auteur. Ouvrage disponible à son adresse.
Autres livres deJean-paul LE BUHAN










