Association des Ecrivains de Bretagne

Karine DE KELENN

Karine de Kelenn — nom d’artiste — est née à Rennes en 1973.
Depuis l’enfance, les livres l’accompagnent, et plus particulièrement les romans historiques, qui nourrissent très tôt son imaginaire. Après l’obtention d’un baccalauréat général, elle entreprend des études supérieures de psychologie, avant de se tourner vers les métiers de la petite enfance, puis vers le secteur médico-social, où l’attention portée à l’humain demeure au cœur de son engagement.
Elle quitte la Bretagne avant l’âge de vingt-cinq ans et s’installe pour de longues années en Nouvelle-Aquitaine. Là, elle s’imprègne des paysages, des usages, de l’histoire et de la géographie de cette région, qu’elle apprend à connaître intimement. Pourtant, malgré l’éloignement, la Bretagne reste présente, persistante, presque lancinante. Longtemps, cette nostalgie demeure inexpliquée.
Ce n’est qu’au terme de patientes recherches généalogiques et historiques, menées autour de son patronyme — « Duhoux » ou « du Houx », en français, « Kelenn » ou « Quelen » en breton, — qu’elle en comprend enfin l’origine. La Bretagne est la terre de ses ancêtres, des deux côtés de sa lignée : paternelle, en Ille-et-Vilaine, et maternelle, dans les Côtes-d’Armor.
Cette terre évoque des paysages verdoyants, des côtes maritimes sauvages, des beautés offertes au regard. Mais elle est aussi un territoire de mémoire, traversé par des récits transmis de génération en génération, parfois depuis des siècles. Dans de nombreuses familles bretonnes subsiste l’écho d’un ancêtre mystérieux, supposément fortuné — souvent désigné sous le nom du « tonton d’Amérique » — sans que l’histoire n’ait jamais livré toutes ses clés.
S’y attache également, avec une certaine récurrence, l’idée d’une perte. Au XVIᵉ siècle, en effet, la Bretagne, engagée dans un commerce international prospère, fut surnommée le « Petit Pérou » de la France d’alors (Jean du Matz de Montmartin, 1546-1625). De cette opulence passée ne subsistent parfois que des silences et des interrogations.
La Bretagne est aussi une terre de paroles.
Jusqu’au XIXᵉ siècle, les histoires se racontaient au coin de l’âtre, mêlant légendes et réalités. Parmi elles, celles liées à la forêt de Brocéliande — qui porte en vérité le nom de Paimpont — occupent une place particulière. À ces récits s’ajoutent une spiritualité ancienne, d’abord païenne puis religieuse, ainsi qu’un profond sentiment de fraternité entre gens de la mer et gens de la terre.
Ce sont les embruns, le vent, le crachin, les rochers. Ce sont les éléments celtes — la terre, l’eau, le feu et l’air — presque déifiés, souvent déchaînés. C’est une terre de force, de courage et d’honneur, façonnée par un esprit d’indépendance et de liberté solidement ancré.
Ce sont aussi des femmes, nombreuses, qui ont marqué son histoire et joué un rôle déterminant, parmi lesquelles se distingue la figure emblématique de la duchesse Anne de Bretagne.
C’est cette Bretagne multiple, profonde et habitée, que le roman de Karine de Kelenn se propose d’évoquer :
« Il faut connaître l’histoire de la Bretagne, de ces femmes et de ces hommes, célèbres, moins célèbres ou anonymes, pour en saisir l’âme… »

Karine DE KELENN

Date de naissance : 25/03/1973
Ville de naissance : RENNES
Ville de résidence : GUICHEN
An. d'adhésion à l'AEB : Octobre 2026

Coordonnées :

Adresse e-mail : karineduhoux@orange.fr


Ouvrages de Karine DE KELENN

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