Murielle DILHUIT-OUAHI
Qu'ai-je envie de vous dire de moi ?
Je vis actuellement à Rennes. A Pontivy, je rénove la maison de mon enfance, cet espace où le ciel continue de me laisser à mes rêvasseries, où les vents m’abandonnent à mes pensées. J’ai deux grands garçons, adorables. Beaux cadeaux de la vie.
Jules, simplement Jules est mon premier roman. Mais j’écris depuis que j’ai appris. Avide de lecture dès mes premiers apprentissages, toujours un livre à portée de mes yeux. Chaque chemin m’a ramenée au partage des mots et des textes. Le choix de mes études, de mes activités professionnelles et personnelles : pas de hasard, une ligne comme une colonne vertébrale à ma trajectoire. Etudes de sociologie, d’ingénierie pédagogique, expériences professionnelles dans la formation pour adultes (dont l’illettrisme) et le retour à l’emploi de personnes en situation de handicap.
Des bouts d’écrits par toujours conservés au milieu du bouillonnement de ma vie. Puis viennent les carnets. Je note, j’empile. Je conserve. J’écris, je teste, j’essaie. Et je lis… Je commence à écrire pour et avec les autres : j’accompagne, je soutiens, je conseille et je partage le bonheur de la coécriture de biographies familiales. Je me teste à des concours de textes courts. Les premiers retours m’encouragent. Cf. https://www.inventoire.com/category/latelier-decriture/page/20/
Un couple d’amis m’emmène visiter une maison qu’ils projettent de rénover. Au milieu de la campagne, ouverte à tous les vents, dans son jus, avec son histoire, elle m’offre des bouffées d’inspiration par vagues successives. Je suis au bord d’une falaise fouettée par les embruns des herbes folles. Dans le bruissement de ce monde, murmure une histoire. Je la respire, la ressens. J’invente. Ce sera celle de Jules ; simplement et avec complexité dans ses silences à lui. Cette fois, je vais au bout de la démarche en éditant. Je rencontre les lecteurs. Leurs retours sont positifs, enthousiastes, soutenants. Je pénètre à petits pas dans ce nouveau milieu, y découvre d’autres auteurs. Mêmes doutes, passion identique.
Poussant les murs de mes activités, je me crée cet espace de profonde liberté. L’animation d’ateliers d’écriture m’enrichit. Il y faut de l’andragogie ; je suis ingénieure de formation et j’aime les gens.
Les parties forment un ensemble cohérent : celui de mon intériorité. J’écris pour offrir aux autres le plaisir de lire et l’envie d’écrire. Ce qui me porte, c’est de jouer avec l’imaginaire des mots pour trouver la résonnance de leur rythme. Les rencontres et les échanges autour des textes équilibrent la solitude de l’acte d’écrire.
Jules, simplement Jules est mon premier roman. J’y construis un secret de famille pour traiter du thème du silence au sein des familles et entre les générations. La construction du récit permet, je l’espère, à la lectrice et au lecteur de voguer vers le dénouement d’une autre façon que celle que je propose.
Aujourd’hui, je finalise un second roman et un recueil de nouvelles. Le silence, la difficulté de dialoguer, et ce grand thème humain qu’est la peine, y sont omni présents.