Association des Ecrivains de Bretagne

Mes chroniques maliennes

par Didier VELLER

Mes chroniques maliennes

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À propos de l’auteur

Questionnaire auteur

Didier Veller

Q/ Didier, présentez-vous s’il vous plait.

R/ Je suis marié, père de deux enfants. En tant que fonctionnaire du Ministère de l’Economie et des Finances durant toute ma vie professionnelle, j’ai fait partie des réseaux implantés à l’étranger et en province notamment pour promouvoir les exportations françaises ; j’ai été en poste en tant qu’attaché commercial puis conseiller commercial auprès de différentes Ambassades de France, entre autres dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Après trente-neuf ans d’exercice, j’ai pris ma retraite de la fonction publique en avril 2015.

Q/ Pouvez-vous expliquer aux lecteurs ce qui vous a guidé dans cette carrière ?

R/ A plus d’un titre, ma carrière a été passionnante, tout au long de mes différentes affectations à l’étranger; j’ai eu, par exemple, la chance de séjourner quatre ans à Bagdad (de 1986 à 1990, c’est-à-dire à une période charnière pour l’Irak et la région), cinq ans à Istanbul (de 1994 à 1999, au moment de la signature de l’accord d’union douanière avec l’Europe, de l’ouverture du monde turcophone après la chute du rideau de fer et de l’installation au pouvoir en Turquie du parti religieux-conservateur, AKP). J’étais chef de la mission économique de l’Ambassade de France de 2003 à 2008 au Mali; ce pays était alors présenté comme la vitrine de la démocratie en Afrique mais l’AQMI avait déjà commencé sa montée en puissance, ce qui eut pour conséquences plusieurs échecs militaires et le coup d’état de 2012.

Q/Quels éléments particuliers ont impacté votre carrière ?

R/Ma carrière s’est avérée particulière à plus d’un titre, mais je pense que beaucoup de choses se sont construites en fonction de l’éloignement géographique car, quel que soit mon poste d’affectation, j’ai toujours veillé à ce que plusieurs milliers de kilomètres me séparent de Paris ; j’ai, en effet, toujours considéré que ma présence dans des pays lointains et mal connus était la plus utile aux entreprises. Quant à l’accélération du temps, elle efface certes ces distances mais la baguette magique d’internet n’a pas fait disparaitre le décalage horaire.

Q/Que faites-vous maintenant ?

R/Après ma retraite, j’ai de nouveau quitté la France en mai 2015, je me suis réinstallé au Mali pour diriger le bureau de représentation d’une association française qui réalise des vidéos de formation professionnelle et d’information sur l’hygiène et la santé. Sur la base de cette expérience malienne, j’ai publié deux livres (« Besoins d’ailleurs » et « Du blanc au noir » ; un troisième « Migration et formation sont deux mots qui vont très bien ensemble » devrait paraître prochainement.



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