Association des Ecrivains de Bretagne

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Les Bretons et la Commune de Paris 1870-1871 – Récit historique

par Charles DES COGNETS

Les Bretons et la Commune de Paris 1870-1871 - Récit historique

1871 ! La Commune !

Quel cas d'école pour les historiens! Dernier soubresaut de 1789, avant l'instauration définitive d'une république française ? Ou matrice des soulèvements à venir partout dans le monde ? Peu importe le positionnement qu’on lui donne ! Elle fut un drame. Un drame noué pendant les désastres de la guerre franco-prussienne, mûri par l'inertie d'un gouvernement assiégé dans sa propre capitale et fataliste, stimulé par un armistice amputant le pays de deux belles provinces malgré l'espoir fou d'un sursaut impossible, et dont la conclusion sanglante fut si haineusement voulue par un homme politique cruel et impitoyable.

Les Bretons et les Bretonnes n’étaient pas encore en grand nombre dans la capitale. Et pourtant ! L’un d’entre eux devint, disait-on, l’homme le plus puissant de Paris avant de faire brûler l’Hôtel-de-Ville. Deux autres, aux opinions politiques pourtant opposées, sauvèrent la Banque de France, et le pays lui-même, d’un destin financier. Un autre, Breton de hasard, s’impliqua pour mettre en ordre de bataille les gardes nationaux, sous la pression militaires d’officiers versaillais parfois venus eux-aussi d’Armorique. Une Brestoise, xx, mit tout en œuvre pour défendre les droits des ouvrières parisiennes avant de monter sur les barricades fusil au poing, puis de subir le triste sort de ces milliers d’hommes et de femmes déportés en Nouvelle-Calédonie. Et d’autres, et d’autres encore ! D’un côté et d l’autre. À des postes clefs, comme dans des rôles mineurs.

Alors venez ! Observez-les ! Écoutez-les ! Suivez leurs destins souvent douloureux et pour certains tragiques. Et revivez et heure par heure, rue par rue, comme si vous y étiez, cette succession de massacres qui jalonnèrent les derniers jours de cette Semaine sanglante, dernier soubresaut d’une aventure commencée le 18 mars 181 par la mort de deux généraux, le repli du gouvernement sur Versailles, et la décision d’Adolphe Thiers d’écraser sans pitié ceux qui lui avaient dit Non.

À propos de l’auteur

Quand une vie professionnelle est trop prenante, elle interdit d’agir sur tout ce qui s’en écarte. Alors quand on atteint ce statut dit de retraité, et qu’on décide de ne pas se mettre en retraite, tout ce dont on a été privé devient possible. Fouiller dans des centres d’archives dispersés sur toute la France ou presque, et parfois à l’étranger, courir ici et là pour collecter des documents privés porteurs d’informations inédites, passer des heures dans les bibliothèques les plus riches à la recherche de textes oubliés et parfois négligés. Tout devient possible. Et quel plaisir alors que de partager les fruits de ce nouveau travail… en écrivant.

Et écrire, cela peut être : décrire et analyser une réussite entrepreneuriale inattendue dans la Bretagne du XIXème siècle : raconter heure par heure le déroulé de ces jours où, contrairement à d’autres plus récents, Paris brûla, ravagé par les combats de rues ; expliquer ce que fut le parcours d’hommes d’origines sociales et géographiques multiples qui, tenant tête pied à pied à l’envahisseur prussien de 1870, parcoururent la France dans tous les sens avant de passer la frontière suisse dans un tout dernier combat. Et d’autres textes à venir, fruits de d’autres recherches, ou parfois plus légers mais toujours inspirés des faits venus du passé.

Et c’est avec beaucoup de passion, une bonne dose de méthode, et l’utilisation des souvenirs, des expériences, des savoir-faire, accumulés au fil d’une vie personnelle ou en entreprise, avec au cœur le souvenir des ajoncs et des bruyères en fleur, de la douceur du crachin sur le visage, de ce goût de sel qu’apportent les embruns venus du grand large, qu’un Breton né en 1940 dans un petit village de le Bretagne profonde cherche à offrir ces pages imprégnées d’histoire.



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